mercredi 21 mars 2012

# 20 Question de Bonheur...


Avant de créer ce blog, je lisais quelques fois déjà des blogs (en version sous marin) traitant du gros et grave problème de l'infertilité.....
Bien évidemment je me reconnais plus ou moins dans chacun d'eux selon le problème d'infertilité décrit et selon le caractère de l'auteure du blog....
Mais au final, on peut y lire dans tous cette quête du bonheur à travers le désir d'enfant ; cette détresse de ne pas donner la vie "naturellement "et aussi facilement que dans le club des bien nommées "fertiles" ; cette philosophie du "je ne serais jamais heureuse sans enfant"......


A chaque fois que je lis ces lignes de part et d'autre, je suis bouleversée, touchée.... car forcément la douleur rapproche toujours, c'est bien connu....


Effectivement, moi aussi je la remarque bien cette ségrégation des fertiles VS infertiles....
Effectivement, je suis témoin des phrases et comportement du style "tu n'as pas d'enfant, tu ne connais donc pas le bonheur" ; "tu ne sais pas ce que sais toi que d'avoir des enfants à élever...hein c'est cela être adulte" ; "vous les infertiles êtes trop nombrilistes" (c'est vrai que de ne parler que d'enfants ensuite n'est pas un comportement nombriliste....à non c'est juste être parents...oups pardon).....
Effectivement ces jugements à la hâte me font bondir hors de moi.... parce que même si oui je n'ai pas d'enfant donc je "ne peux pas comprendre" qui peut comprendre le quotidien d'une infertile ? ....à part une autre infertile ?


Mais ce qui me fait également tressaillir.....

C'est de projeter l'enfant comme seule clef à l'accession au bonheur....

Entre les mères qui ne voient leur bonheur que dans les yeux de leur progéniture et les non-mères qui ne peuvent penser à être heureuse sans enfant...il y a de quoi se demander quel est la part du soi véritable dans chacun de nous....ne peut-on exister qu'à travers un autre ?

De plus, cela voudrait dire que les 20 à 30 premières années de notre vie, en moyenne...celles où tu es nullipare, nous ne serions jamais heureuse ????
Cela voudrait dire qu'une fois né, l'enfant nous fait balayer notre vie d'avant ?

Admettons..... c'est possible...magie de donner la vie.... je le conçois entièrement et bien sincèrement



Mais si l'enfant est synonyme de bonheur éternel, pur, inconditionnel......

Pourquoi tant de parents sont confrontés à la mort d'un enfant ? (et se déchirent à la suite de cette douloureuse épreuve)
Pourquoi tant de parents se déchirent avec leur enfant ?
Pourquoi tant de couples se séparent quelques mois après la naissance de leur enfant ?
Pourquoi tant de couples se séparent quelques années après la naissance de leur enfant et que certains parents coupent tous liens avec leur enfant ?
Pourquoi les futurs papas vont trouver maîtresse pendant la grossesse de leur femme ?
Pourquoi élever un enfant tourne au cauchemar ?


Pourquoi lorsque que j'en parle avec une amie, sans enfant, de 20 ans de plus que moi (qui a donc du recul face à l'infertilité), elle m'avoue avoir fait le constat qu'effectivement quand ses couples d'amis sont devenus parents, ils ont perdu tous leurs amis mais que à l'heure des bilans, elle est toujours en couple avec son homme, qu'ils débordent d'amour l'un envers l'autre et que tous leurs "amis-parents" sont divorcés/séparés ? ...

Et j'en passe.....


Le concept "d'enfant-bonheur" est-il donc si évident ? Pas sûr

Sinon pourquoi tant de couples ne désirent pas devenir parents ?

Je ne vais pas me la raconter en vous disant que je suis heureuse d'être infertile.... ce n'est pas vrai, pas vrai du tout....
Mais je ne conçois pas non plus l'enfant comme clef de mon équilibre (sinon me reste à me flinguer si un jour où m'annonce que je suis non pas infertile, mais stérile !) ; je réfute la théorie du "je ne serai heureuse que le jour où je serai maman" ; cela voudrait dire que je berne mon homme depuis onze ans en ne le considérant que comme un géniteur potentiel et non comme ma moitié et mon double, mon âme-soeur.


Je ne désire pas une grossesse mais un enfant ; un enfant qui deviendra adulte, chiant, con peut-être même !

Mais je ne veux pas non plus un enfant " à tout prix"... car j'ai bien assimilé qu'on ne construit pas son couple, sa vie sur sa progénitures mais à côté....
j'ai bien assimilé qu'on ne fait pas un enfant pour soit ; on doit être heureux sans lui pour pouvoir être heureux avec lui.... le voir comme un bonus et non sa raison de vivre....
J'ai bien compris aussi que "l'archi bonheur" lié à une naissance à ses limites temporelles
Bien évidemment que nous avons une plaie ouverte dans nos coeurs ; comme à chacun de nous quand une galère nous tombe dessus.... mais notre couple est solide ; nous nous réinventons à chaque prise de galère en pleine tronche ; le dialogue est nullement coupé et on avance.... Notre vie ne s'est pas figée autour de cet attente....


Alors oui, je le veux plus que tout au monde cet enfant mais :

Même si j'ai un diagnostic OPK, je ne rejette aucun projet de vacances à long terme sous prétexte que "peut-être que je serai enceinte à ce moment"....


Même si j'ai une boite de Gonal F dans mon frigo jouxtant une boîte d'Ovitrelle, je ne pose pas mes congés pour mon suivi médical et en fonction de mes jours de cycle......


Même si je sais par coeur à quel jour du cycle je suis, je ne m'arrête pas de boire mon petit apéro où mon verre de vin au cas où j'ovulerais...


Même si cela fait environ 53 mois que nous vivons un enfer médical, l'homme et moi, nous avons parallèlement bâti de nos mains notre maison, nous sommes partis en vacances, nous allons au restaurant, au ciné, dans les musées.....


Même si au moment où j'écris ces lignes, je dois au moins avoir déjà pas moins de 40 piqûres dans le ventre, je ne pleure pas tous les mois sur notre sort......

Même si j'ai un dossier médical qui demande une armoire.... j'ai développer ma carrière, monté en grade....


Bref, je vis tout simplement ; avec mes casseroles et mes fiertés ; fière de ce que nous sommes, de nos idées de notre amour, de nos constructions. Fière de ce qu'il m'apporte cet homme ; fière de ce qu'il fait de moi chaque jour. Fière de pouvoir le regarder en me disant "ben même avec mon lot de problèmes, il est toujours là ; il a toujours envie de moi ; il ne m'en veut pas ; et dans les moments les plus bas, a même de la force pour deux ; si après 11 ans d'amour et une telle galère, rien n'a été abattu de notre symbiose, c'est qu'on est sûrement fait l'un pour l'autre, sans nul doute"....
Est-ce que tous les couples fertiles peuvent tirer la même conclusion de leur couple ?

Je me projette....

Finalement :
Si l'enfant débarque, il sera le bienvenu, le bonheur extrême certes ; mais en aucun cas je ne me résous à être malheureuse à cause de... en attendant......
Ce bonheur restera de toute façon précaire et instable ; car le bonheur n'est pas infini et immuable et se redéfinit continuellement
En attendant, je sais ce que c'est que d'attendre un enfant








22 commentaires:

  1. Je te trouve stupide ce fossé entre fertiles et infertiles.
    De toute manière, les gens ne se mettent jamais à la place des autres...Société égoïste et individualiste de nos jours!

    Longue vie aux fertiles, longue vie aux infertiles!!

    Maman Bed'ouuuu

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    1. LOL alors toi que tu es choupinou !!!! c'est pour toi que je vais voter aux présidentielles !!!!

      je suis d'accord avec toi c'est stupide : et pourtant c'est vécu !!!! nos amis ont eu un bb il n'y a pas longtemps.... je ne te dis pas la suite tu la devines....
      ELLE a avorté une première fois il y a deux ans parce que son mec l'a largué car en cloque.... no comment.... malgré ce que nous nous vivions on l'a soutenue dans sa démarche... ils se sont remis ensemble ; ils ont fait un gosse et jamais mais jamais ils ont demandé de nos nouvelles par rapport à notre galère !
      et la phrase "tu peux pas comprendre" tu peux même pas imaginer combien de fois tu l'entends ....
      tu as raison sur toute la ligne : société de cons !

      gros bisous

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  2. Je suis tellement d'accord avec toi, cette impression qu'on ne sera heureux qu'avec un enfant, qu'on aura enfin construit notre vie, un peu le but final... Nous nous étions heureux ensemble avant comme vous, nous le sommes tout au temps maintenant, un enfant n'est pas le bonheur incarné, c'est dur parfois, très dur, et apprendre à être heureux à deux, et s'éloigner de cet enfant c'est la clef de la réussite ... Alors autant être heureux avant plutôt que de croire qu'un enfant pourra tout changer ! ... Bizz

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    1. excellent résumé !!!!
      c'est notre société qui veut cela : regardes les pub blédina et autre : l'enfant est toujours vecteur de bonheur !!!!!!
      bisous

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  3. Le bonheur...
    Quel grand mot que voilà.
    Il est évident que le bonheur est personnel et que chacun a sa définition, oui SA définition et SON propre bonheur.
    Dans le terme de bonheur, je pense qu'il est tout à fait normal d'être nombriliste, que l'on soit en couple ou pas d'ailleurs. Personne ne peut connaître ce que l'autre a dans la tête.
    Trouve le chemin de TON bonheur et vas-y seule ou accompagnée ! ;-)

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  4. Alors... J'ai un fils, de 2 ans et 4 mois (oui, c'est le syndrome du jeune parent, de compter les mois au lieu de dire "bientôt 2 ans 1/2" !!!)
    Je n'ai jamais envisagé ma vie sans enfants, j'ai toujours eu cette envie, ce besoin d'être mère, et je voyais les choses comme tu les décris, ce bonheur parfait, merveille, vie rose layette, bébé tout rond et tout rose trop choupi, toussa.
    J'ai rencontré à 20 ans l'Homme, il voyait les choses comme moi question bébé, on a et cette chance de pas être confrontés à la galère de l'infertilité, 4 ans plus tard, nous sommes devenus parents.
    Et je me fais parfois lyncher pour dire ça, mais ça m'a grave calmée.
    Un enfant, c'est pas le bonheur absolu. C'est le paradis ET l'enfer, c'est des joies mille fois plus grandes que tout ce que j'ai pu imaginer, du désarroi mille fois pire que ce que j'avais pu craindre. Et à présent que je sais ce qu'est un enfant, je me dis que si j'avais su tout ça avant de l'avoir (mais on peut pas savoir ce qu'est être mère avant de l'être, mais admettons), ben j'aurais été moins pressée, et en aurais-je vraiment eu envie ?
    J'ai déjà pensé à des potes qui accueillaient enfin leur enfant après un parcours de PMA de 5 ans et me suis dit "Ils vont être trop dégoûtés quand il vont se rendre compte de ce que c'est vraiment, ils vont se dire que tout ça pour ça"
    Je ne regrette rien, je suis raide dingue de mon lardon, j'en envisage une demi-douzaine (avec quelque part, je dois bien l'avouer, l'idée que "foutu pour foutu, autant en faire plein"), mais j'en ai pas toujours été certaine, ses 6 premiers mois, je me suis demandé chaque jour "mais putain qu'est-ce qui nous a pris ? On était heureux tous les deux..." Il m'a fallu du temps pour trouver ça chouette, pour être certaine qu'on avait fait le bon choix.
    Et ça veut pas dire que ma vie était vide avant, mais avant de rencontrer mon mec, j'envisageais pas la vie célibataire, je voulais trouver The One, mais j'avais une vie bien remplie, après quelques mois de couple, je ne pouvais pas m'empêcher de me dire "mais je faisais quoi "avant" ?" idem avec un bébé, ça veut pas dire que ma vie de célibataire était vide de sens, ou que ma vie de couple était vide de sens, juste qu'aujourd'hui elle est encore plus pleine, et ça ajoute des bras tout ça, et on jongle avec plus de choses, et on se voit avec nos 8 bras et on se demande comment notre vie pouvait être autre chose que plate à l'époque ou on avait besoin que 2 bras, mais à l'époque on n'en avait que 2 justement, et ça nous suffisait, si demain je me retrouvais avec mes 8 bras et mes préoccupations qui n'en demandent que 2, je trouverais ça vide. Mais avec que 2 bras, ça allait très bien.
    Mais, je ne crois pas que l'enfant soit une condition du bonheur, par contre, ça je trouve ça con de le penser de façon générale, comme d'être plutôt chien ou plutôt chat, j'envisage pas ma vie avec un chien mais j'adore les chats, ma belle-soeur a des chiens qu'elle adore, fait des concours et compagnie et s'éclate, moi je trouve ça galère, compliqué, onéreux, chronophage, pis un chien ça pue, faut le sortir, s'en occuper (je peux dire "comme un bébé" ? Rhooo, je plaisante, hein)...
    Chacun voit midi à sa porte, quoi, faut juste respecter son propre choix, celui du voisin et arrêter de penser que notre voie du bonheur est la voie universelle du bonheur.
    Bref, je m'étale comme d'hab, je sais pas si je suis claire, mais voilà, ton article m'a donné envie de réagir.

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    1. Oui tu es super méga clair et tout simplement bravo ! car tu es honnete !
      ne berce pas d'illusion dans de l'édulcoré et j'adore !!!! car même nullipare je n'y crois pas au bonheur intense et suprême de l'arrivée de l'enfant.... je ne crois pas au monde des Bisounours comme certaines aiment à nous le faire croire !
      Pour ton concept des 8 bras je suis également ok avec toi et pourtant :
      Je n'ai pas d'enfant mais cela ne m'empêche pas de jongler...d'une part avec mon infertilité qui reconnaissons bouffe énormément de temps et qui plus est : un job, une maison en fin de construction dans laquelle on emménage dans quelques jours et qu'on a fait de nos propres mains depuis 2 ans, une maison dans laquelle nous habitons actuellement, un père malade, une propriété agricole.... et même à deux notre vie n'est pas plane à se regarder les doigts de pieds le soir sur le canapé !
      les occupations avec ou sans enfants je pense qu'on en a tous...après tout dépend du mode de vie de chacun et de la façon dont on décide de mener sa vie (passif voire oisif ou actif) !

      merci pour ton com' et bienvenue à toi petite Fantomette !

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    2. j'ai été plus succinct ! :-p

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    3. A chacun sa libre pensée qu'importe le nombre de mots !!

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    4. Oui, puis tu es chez toi ! ;-)

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    5. DIsons qu'au lieu de passer de 2 à 8 bras, tu passeras de 8 à 14 bras !!
      Ceci n'est que mon avis que je partage avec moi-même (le blabla habituel pour ne pas s'attirer les foudres de ceux qui ne sont pas d'accord) mais je pense qu'après un temps d'adaptation, on apprend à jongler et à synchroniser pile poil la quantités de trucs avec lesquels on jongle et notre nombre de bras (je garde cette image un peu farfelue mais que je trouve parlante) et à chaque nouveauté (maison, bébé, couple, papa malade,...) il nous faut un temps d'adaptation ou tout est un peu en bordel et ça repart, un bras de plus pousse et zou, la jonglerie reprend et on se rend compte que dans notre vie qu'on pensait bien calée ben y'avait encore de la place, parfois faut laisser tomber certains trucs le temps que ce temps d'adaptation se fasse (par exemple : dans mon cas, dans le chaos des premiers mois de mon fils j'ai abandonné mon analyse que je n'ai reprise qu'à ses 6 mois) pis on réussit à tout recaser.
      Bref, je suis contente que mon commentaire ait été bien accueilli, parfois j'ai peur d'être comprise de travers (la comparaison bébé/chien on me l'avait déjà renvoyée dans les dents assez sévèrement, au nom de la sacro sainte sacralisation du bébé)
      Bon, je file...

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    6. j'écoute les autres sans jugement le plus possible.... peut être parce que je ne sacralise pas trop.... !!!! lol

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  5. je pense que les parents ne peuvent pas avouer que parfois "on regrette" d'avoir fait un ou des enfant(s).Par confort,par égoisme,par colère.....
    Et puis aimer ses gosses ses s'aimer soi-même vu que c'est une partie de soi et de l'être aimé.Il est la continuité de nous,on devient des lors en quelques sorte immortelle,on laisse quelque chose.....

    Pour moi aimer son enfant c'est s'aimer soi même et inversement.

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    1. c'est une très très belle déclaration....

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  6. Ce qui me gêne dans ton article, c'est son introduction sur les blogueuses infertiles qui pratiqueraient la philosophie du "je ne serai jamais heureuse sans enfant". Alors, déjà, je ne serai pas aussi affirmative que toi et par ailleurs même si c'est le cas, où est le problème?
    Je crois aussi qu'on peut vivre très heureux sans enfants. Je pense tout de même que c'est plus facile quand on le décide (ce qui n'est pas mon cas). Je pense aussi que si mon parcours PMA devait se solder par un échec, je trouverai avec l'homme une forme d'équilibre et de bonheur (encore qu'il faudrait réussir à définir de quoi on parle). La vérité, c'est je n'en sais rien parce que je n'y suis pas. Et ces blogueuses dont tu parles, elles font comme toi, elles vivent leur vie, elle ne restent pas prostrées sur leur canapé à se répéter qu'elles n'ont pas d'enfant. Quand à choisir son mec comme géniteurs potentiel, je sais moi que ce n'est pas le cas puisque le mien est stérile et que je suis toujours là. Si mon désir d'enfant avait été si impérieux qu'il avait été une condition sine qua non à mon bonheur, je me serais barrée.Et ces exactement ce que font toutes ces blogueuses infertiles avec leurs mecs OATS.
    Bien sur qu'on ne fait pas un enfant pour se réparer, bien sûr qu'un enfant n'est pas un pansement qu'on colle sur nos plaies. Mais on le fait toujours pour soi (contrairement à ce que tu affirmes). Ce désir est toujours égoïste. C'est quand même super présomptueux de penser qu'on va réussir à élever un être humain et en faire un adulte plutôt bien dans ses baquettes. C'est même totalement mégalo quand on regarde 2 secondes ce qui se passe autour de soi. Et pourtant, on y va quand même. Et certains s'en mordent les doigts après. Et d'autres pas.
    La société nous la vend cette image de la parentalité comme voie royale vers le bonheur. Que certain y adhère, ce n'est pas étonnant. On ne laisse aucune place aux femmes pour tenir un autre discours. J'ai écouté mes amies qui ont des enfants et toutes m'ont dit que c'était loin d'être aussi facile que ce qu'elles l'avaient imaginé. Aucune cependant ne voudrait être ma place. Elles ont beau trouvé la maternité compliquée (et sans doute que parfois elles passeraient leur môme par la fenêtre), quand l'homme et moi on se barre, elles poussent un soupir de soulagement parce que ce n'est pas sur elles que l'infertilité est tombée.
    Le bonheur, ce n'est pas quelque chose qui se décrète. c'est quelque chose qu'on vit ou pas. Avant la PMA on a toutes une histoire, plus ou moins facile, plus ou moins douloureuse. Je ne connais pas l'histoire de ces femmes qui ont besoin d'avoir des enfants pour être heureuse et de ce fait, j'aurais tendance à fermer ma gueule plutôt que de m'ériger en modèle du bonheur (han, c'est trop facile, fesez comme moi).
    On peut se relever de tout (y compris du pire) mais tout le monde ne peut pas le faire sans aide. Sinon la France ne serait pas championne d’Europe de la consommation de psychotropes. En fait, chacun fait comme il peut avec ce qu'il a.

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    1. merci pour ce témoignage éclairé .... j'adhère en tout point sur ta partie sur la société vendeuse de maternité comme voie royale au bonheur.... il n'y a qu'à regarder les pub blédina par exemple...

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  7. Bichounette, je réponds ce soir à ton mail !!

    Bisouuuuus

    Maman Bed'ouuu

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  8. Bisous ma belle!

    Maman Bed'ouuuuu

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  9. Tu vas bien ??? ... Une petite pensée pour toi... bizz

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